Étude de cas — WooCommerce B2B

Une boutique de partitions ouverte aux professionnels

Éditions musicales Artchipel — partitions et location de matériel d’orchestre

Rôle
Développement et intégration
Durée
2022 à 2024
Suite
Maintenance 8 mois
  • WooCommerce
  • PHP 8 orienté objet
  • WPML
  • ACF
  • Grunt
artchipel.net (lien externe)

Le point de départ

Le site avait été construit par une agence, sur un thème dont l’éditeur n’assurait plus le suivi. L’enjeu n’était pas de refaire la boutique, qui fonctionnait, mais de pouvoir la faire évoluer sans tout casser — puis de l’ouvrir à une clientèle dont le parcours d’achat n’a rien à voir avec celui d’un particulier.

Un orchestre, un conservatoire ou une librairie spécialisée n’achète pas une partition comme un pianiste amateur : il négocie des tarifs, commande hors taxes, et surtout il loue du matériel d’orchestre plutôt que de l’acheter. WooCommerce ne sait pas faire ça tout seul.

Ce que j’ai fait

  • Un espace professionnel calqué sur la réalité du métier : cinq types de compte— structure orchestrale, librairie, conservatoire ou école de musique, enseignant ou artiste, et particulier — avec validation manuelle des inscriptions par l’éditeur, prix hors taxes et catalogue réservé aux comptes autorisés.
  • Deux niveaux de remise : une grille par type de compte, et une remise négociée par client nommé qui prend le dessus. C’est ce que fait un commercial dans la vraie vie, transposé dans la boutique — et chaque client voit son type de compte et sa remise dans son espace.
  • Un tunnel de devis pour la location de matériel, là où l’achat direct n’avait pas de sens, avec le suivi commercial correspondant côté administration.
  • Un assainissement du code plutôt qu’une réécriture : application structurée en orienté objet dans le thème enfant, ancien code isolé mais conservé, pour que rien ne tombe pendant qu’on avance.
  • Un moteur de cache maison sur le catalogue, avec purge automatique à chaque modification de produit — les pages de compositeurs et de partitions restent rapides malgré le volume.
  • Le passage en deux langues, jusqu’au bout de la chaîne : pages, fiches produit, devis et emails transactionnels partent dans la langue du client, ce qui n’allait pas de soi.

Étendre un logiciel qu’on ne peut pas modifier

Le socle professionnel repose sur des extensions du commerce, choisies plutôt que réécrites — mais leurs points d’extension ne couvraient pas tout. Ce qui manquait a été construit par-dessus : trente-six gabarits d’affichage surchargés, réorganisation des traitements depuis le thème, et des correctifs directement dans le code des extensions là où aucun point d’accroche n’existait.

Trois exemples. L’extension professionnelle ne rendait pas son instance accessible : impossible de décrocher ses traitements pour déplacer les champs du formulaire d’inscription vers celui de commande — il a fallu patcher son point de démarrage. Sur l’affichage des libellés de rôles, aucun filtre n’existait : le fichier entier a dû être repris pour trois lignes. Et pour afficher au client la remise qui lui est appliquée, l’extension n’offrait aucun moyen de lire ses propres règles de tarification — cette logique a été réécrite dans le thème.

J’ai aussi corrigé deux anomalies du module de devis au passage : des règles chargées trop tôt dans le cycle de vie de WordPress, et un test qui empêchait le masquage des prix sur les produits à variations.

Ces correctifs sont versionnés à part et documentés, parce qu’ils doivent être réappliqués à chaque mise à jour de l’extension. C’est un coût de maintenance assumé et annoncé comme tel : il restait inférieur à celui d’un développement professionnel reparti de zéro.

La visite guidée publiée à la livraison : le catalogue en version anglaise, la recherche par titre ou par ISMN, les filtres par compositeur et par instrument, puis l’espace professionnel et le parcours de location.

Le résultat

Le parcours professionnel et les devis de location sont partis en production à l’été 2022, avec une garantie corrective de six mois. Le site est devenu bilingue en 2023, et j’ai assuré ensuite sa maintenance mensuelle pendant huit mois.

Le point qui compte pour la suite : la base de code est redevenue maintenable. Les évolutions demandées après la mise en production n’ont plus nécessité de contourner le thème d’origine.

Ce que ça dit du reste

C’est le cas typique de la reprise : un site qu’on hérite, qu’on ne veut pas jeter, et sur lequel il faut pourtant construire. La méthode est toujours la même — isoler l’existant, structurer ce qu’on ajoute, documenter, et laisser une base sur laquelle quelqu’un d’autre pourrait reprendre.