Outil gratuit · code ouvert

Simulateur indépendant : micro-entreprise, EI, SASU ou EURL ?

Un simulateur gratuit et open source qui compare les statuts d’indépendant — micro-entreprise, EI, SASU, EURL — et calcule le net du foyer, les cotisations et les impôts sur plusieurs années, avec les règles officielles.

  • Bêta
  • Version 0.12.0
  • Licence MIT

Sous Windows, installez l’application depuis le Microsoft Store, ou la démo depuis Edge : elle fonctionne hors ligne, sans compte.

À quoi ça sert ?

À répondre aux questions qu’on se pose avant de créer, de changer de statut ou de fixer sa paie, et auxquelles un simulateur d’un seul statut ne répond pas :

  • Je suis en micro et mon chiffre d’affaires monte : est-ce que je garderais plus en société, une fois tout payé ?
  • En SASU, combien me verser en salaire, et combien en dividendes ?
  • Mon conjoint est salarié, ou dirige sa propre société : qu’est-ce que ça change à notre impôt, et qu’est-ce que changerait un PACS ou un mariage ?
  • Le versement libératoire, j’y ai droit l’an prochain ? Et si je dépasse les plafonds de la micro, qu’est-ce qui change, et à partir de quand ?

La réponse est toujours le même chiffre : ce qui reste au foyer après cotisations, impôt sur les sociétés et impôt sur le revenu. Pas le net d’une activité prise isolément.

Comment ça marche

  1. Décrivez votre foyer

    Les personnes, les activités et ce qui les relie : marié, pacsé, enfant à charge, président de la SASU, gérant de l’EURL, salarié. Vous pouvez partir d’un des huit montages types — micro seule, SASU tout en dividendes, couple en union libre… — puis saisir chiffre d’affaires, charges et salaires mois par mois dans la grille.

    La simulation d’exemple de la démo : un couple pacsé avec un enfant, une micro-entreprise et une SASU.
  2. Lisez le résultat, comparez les statuts

    Le net du foyer, les prélèvements et l’impôt se recalculent à chaque saisie. Le comparateur prend une activité et la refait en SASU, en EURL, en entreprise individuelle au réel et en micro-entreprise, avec ou sans versement libératoire, puis résume en une phrase lequel laisse le plus dans votre poche.

    Le comparateur : le verdict en une phrase, puis le net, l’écart et la protection sociale de chaque statut.
  3. Réglez la rémunération

    En société, la courbe montre le net du foyer pour chaque niveau de salaire du dirigeant, le reste partant en dividendes. Le meilleur net est signalé, ainsi que le meilleur parmi ceux qui valident quatre trimestres de retraite, avec ce que ça coûte. Un clic le reporte dans le comparateur.

    Rémunération ou dividendes : le net du foyer selon le salaire du dirigeant de la SASU.

Ce qu’il calcule

  • Les cotisations, ligne à ligne : travailleur non salarié (gérant d’EURL, entrepreneur au réel), président de SASU, salariés avec la réduction générale.
  • L’impôt sur le revenu par foyer, avec le quotient familial, la décote et les dividendes au prélèvement forfaitaire ou au barème. Le revenu fiscal de référence est calculé et sert, deux ans plus tard, à vérifier le droit au versement libératoire.
  • La micro-entreprise dans le temps : plafonds et franchise de TVA, sortie du régime après deux années au-delà, ACRE mois par mois, CFE de l’année de création.
  • Les frais réels, trajets domicile-travail au barème kilométrique compris, comparés d’office à la déduction forfaitaire de 10 %.
  • Plusieurs années de suite, jusqu’à dix, chacune avec ses propres règles, et un tableau qui les compare.
  • Où va chaque euro du bénéfice d’une société : rémunération, cotisations, impôt sur les sociétés, dividendes, sur une barre qui se règle à la souris, au doigt ou au clavier.
Le partage du bénéfice d’une SASU, au meilleur net qui valide quatre trimestres.

Les résultats s’exportent en CSV pour un tableur, en PDF mis en page et en rapport Markdown. Trois affichages au choix, du résumé qui garde les chiffres clés sous les yeux à la vue détaillée. L’accessibilité est vérifiée automatiquement avant chaque publication (WCAG 2.2 niveau AA) : parcours au clavier, contrastes, taille des zones cliquables, mode sombre compris.

Ses limites

C’est une bêta, et ce sont des estimations. Les règles sont celles des textes officiels, le moteur est couvert par des tests — dont une soixantaine de situations recalculées à la main —, mais rien n’a été validé par un expert-comptable. Il éclaire une décision, il ne la prend pas : avant de créer une société ou de changer de statut, faites valider par un professionnel.

Ce qu’il ne modélise pas encore, entre autres :

  • parmi les professions libérales réglementées, les caisses autres que la CIPAV et la CARPIMKO (médecins, dentistes, avocats, experts-comptables…), et la rémunération en société d’exercice libéral (SELARL, SELAS) ;
  • le calendrier de l’Urssaf : vous voyez ce qui est dû pour l’année, pas les provisions et la régularisation qui arrivent plus tard ;
  • les autres revenus du foyer avec leurs règles propres : loyers, placements et plus-values, pensions de retraite. On peut les ajouter comme un revenu imposable, montant net déjà calculé ;
  • le PER, les réductions et crédits d’impôt (emploi à domicile, garde d’enfants, dons), la prévoyance et la mutuelle ;
  • la répartition du capital entre associés : à plusieurs, les dividendes sont partagés à parts égales ;
  • pour l’enfant de parents séparés, la résidence alternée et le choix du parent de rattachement : il est rattaché au premier parent trouvé, et un avertissement le signale ;
  • l’âge des enfants, et ce qui en dépend.

La liste complète est tenue dans le dépôt, à côté du code. Si une limite vous bloque, dites-le : c’est ce qui décide de ce qui passe en premier.

Vos données restent chez vous

Pas de compte, pas de serveur. Dans la démo en ligne, le calcul se fait dans votre navigateur et la simulation y reste, de même une fois la démo installée depuis Edge ou Chrome ; dans l’application de bureau, elle est enregistrée sur votre ordinateur. Votre chiffre d’affaires et votre situation de famille ne partent nulle part. Pour garder une simulation ou la reprendre ailleurs, exportez-la en fichier.

Avec une IA, si vous voulez

Le rapport Markdown se lit tel quel par un assistant. L’application de bureau comprend aussi un serveur MCP local : un client d’IA peut lire votre simulation, la faire calculer et vous proposer des ajouts, que vous acceptez ou non. Les chiffres viennent toujours du moteur du simulateur, jamais de l’IA.

Questions fréquentes

  • C’est vraiment gratuit ? Il faut créer un compte ?

    Gratuit, sans compte et sans publicité. Le code est publié sous licence MIT : vous pouvez le lire, le modifier et le réutiliser. Il n’y a pas de version payante derrière, ni d’adresse e-mail à laisser pour voir le résultat. C’est un projet personnel, né de mes propres questions d’indépendant, que je publie parce qu’il peut servir à d’autres.

  • Où vont les chiffres que je saisis ?

    Nulle part. Dans la démo en ligne, le calcul tourne dans votre navigateur et la simulation y reste enregistrée ; rien n’est envoyé à un serveur. Dans l’application de bureau, elle est enregistrée sur votre ordinateur. Revers de la médaille : si vous videz les données de votre navigateur, la simulation part avec. Exportez-la en fichier si vous voulez la garder ou la reprendre sur un autre poste.

  • Est-ce que ça remplace un expert-comptable ?

    Non. Le simulateur donne des estimations, utiles pour comprendre ce qui pèse et comparer des scénarios avant d’en parler à quelqu’un. Les calculs suivent les règles officielles et sont couverts par des tests, mais ils n’ont pas été validés par un expert-comptable, et l’outil ne connaît que ce que vous lui dites de votre situation. Avant de créer une société, de changer de statut ou de fixer votre rémunération, faites valider par un professionnel.

  • Quelles années et quelles règles sont prises en compte ?

    Une simulation peut couvrir jusqu’à dix années consécutives, chacune calculée avec ses propres règles. Les barèmes de 2024, 2025 et 2026 sont saisis et sourcés : cotisations, impôt sur le revenu, plafonds de la micro-entreprise, franchise de TVA, ACRE. Quand un barème de 2026 n’est pas encore publié, comme celui de l’impôt sur les revenus 2026 qui attend la loi de finances pour 2027, le dernier connu est repris et c’est dit dans la source. Pour les années suivantes, le simulateur reprend les dernières règles connues et vous le signale par un avertissement : ce sont des projections, pas des barèmes publiés.

  • Micro-entreprise ou société : qu’est-ce qui est comparé, et qu’est-ce qui ne l’est pas ?

    Pour une activité, le comparateur calcule le net dans la poche du foyer en SASU, en EURL, en entreprise individuelle au réel et en micro-entreprise, avec ou sans versement libératoire, en comptant les frais de fonctionnement propres à chaque statut et les trimestres de retraite validés. Il ne modélise pas tout. Parmi les professions libérales réglementées, la CIPAV et la CARPIMKO sont prises en compte, pas encore les autres caisses (médecins, dentistes, avocats…) ni la rémunération en société d’exercice libéral (SELARL, SELAS). Le décalage entre cotisations provisionnelles et régularisation n’est pas simulé : vous voyez ce qui est dû au titre de l’année, pas quand l’Urssaf le prélève. Les autres revenus du foyer n’ont pas encore leurs règles propres (loyers, placements et plus-values, pensions de retraite) : on peut les ajouter comme un revenu imposable, montant net déjà calculé. Le PER, les réductions et crédits d’impôt, la prévoyance et la mutuelle sont laissés de côté. Avec plusieurs associés, les dividendes sont partagés à parts égales. La résidence alternée et le choix du parent de rattachement d’un enfant de parents séparés ne sont pas encore pris en compte : l’enfant est rattaché au premier parent trouvé, avec un avertissement. L’âge des enfants non plus.

  • Je suis ostéopathe, kiné, infirmière ou psychologue : mes cotisations sont-elles justes ?

    Oui, si vous choisissez votre profession dans la fiche de votre activité (micro-entreprise, entreprise individuelle ou EURL). Le simulateur en déduit votre caisse. Pour la CIPAV (ostéopathes, psychologues, architectes…), il calcule la retraite de base des libéraux, la complémentaire et l’invalidité-décès de la caisse, et, en micro-entreprise, son taux propre (23,2 % du chiffre d’affaires en 2026). Pour la CARPIMKO (kinés, infirmiers, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues), il compte la part conventionnée de vos recettes, la prise en charge d’une partie des cotisations par l’Assurance maladie, l’ASV et la CURPS ; la complémentaire et l’ASV sont calculées, comme le fait la caisse, sur le revenu de l’année précédente quand elle est dans la simulation. La micro-entreprise étant interdite aux praticiens et auxiliaires médicaux, le comparateur ne la propose pas. Les autres caisses ne sont pas encore prises en compte : un avertissement le dit.

  • Rémunération ou dividendes : il choisit pour moi ?

    Il ne tranche pas à votre place, il vous montre la courbe. Pour une SASU ou une EURL, il calcule le net du foyer pour chaque niveau de rémunération du dirigeant, le reste du bénéfice étant versé en dividendes. Il signale le meilleur net, et le meilleur net parmi les rémunérations qui valident quatre trimestres de retraite, avec ce que cette exigence coûte en euros. L’arbitrage porte sur une année : il ne tient compte ni de la retraite complémentaire ni d’un lissage sur plusieurs années.

  • J’ai trouvé une erreur, ou il me manque quelque chose. Comment le signaler ?

    Par le bouton « Donner mon avis » du simulateur. Il prépare un retour — une note sur 5, l’affichage que vous préférez, un bug ou une idée, tout est facultatif — que vous envoyez comme ticket sur GitHub, public et avec un compte GitHub, ou par e-mail si vous préférez. Un cas de calcul qui vous semble faux est le retour le plus utile : décrivez la situation, je la reproduis.

  • Je peux m’en servir avec une IA ?

    Oui, si vous le voulez. Dans la démo comme dans l’application, le simulateur exporte un rapport en Markdown, lisible par vous et par n’importe quel assistant. L’application de bureau va plus loin : elle comprend un serveur MCP local qui laisse un client d’IA lire votre simulation, la faire calculer et vous proposer des ajouts, par exemple tirés de vos factures. Les chiffres viennent toujours du moteur du simulateur, pas de l’IA, et rien n’est modifié sans que vous l’acceptiez. Ce que vous confiez à l’IA part chez son éditeur, sauf si vous utilisez un modèle local.